J'AI DES PIEDS EN PERMANENCE
...OU L'ATROPHIE DU PANARD

Solo clown pour espaces sauvages
50min / Tout public / Extérieur
Création Printemps 2018

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Nous sommes de plus en plus nombreux à  passer des heures assis, souvent derrière un écran...C'est à priori un triste outil pour ceux qui passent une vie derrière leur Windows, en déni de leurs envies. Ce clown se réconciliera t'il avec les cristaux liquides, les touches et leur lot de sensations ?...

PRÉSENTATION

"Voici un spectacle de grand air qui ouvre des fenêtres, sort les onglets, rafraîchi les pages douteuses de nos historiques surchargés…

Enfin, qu’est-ce que cet outil-ordinateur qui nous ordonne de rester assis, les yeux écarquillés comme un papillon déboussolé, contraint et cliquetant, coincé mais voyageur ?

Un clown s’empare de la question pour un voyage depuis la position assise. Immobile, en apparence…Car c’est dehors et il y a le vent, la vue, le cadre d’un écran. Le monde invisible du virtuel, aussi, partout. Plongeons avec lui à travers les couches de métaux plus ou moins lourds pour nous recharger de verdure, branchés à une vraie prise de terre ! Un théâtre sauvage, à la fois poétique et absurde qui s'empare de la situation pour mieux l'exploser, l'explorer, relier...faire circuler.
Joyeux et jouissif."

 

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DISTRIBuTION

De et par Isabelle Garcin
Regards complices - Julien Pinaud, Patricia Marinier, Mitch Riley
Costumes - Morganne Legg
Accessoires - Anais Guenot

Un grand merci à Lou Pajot, Stéphane Léchit, Eric Trémolières, Eric Blouet, Tommy Luminet, Baptiste Alchourroun
Et toutes les personnes, accompagnateurs, graphistes, vidéastes, fabricantes qui on contribuées depuis 2014.

AGENDA

Dates en page d’accueil.
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Archives des étapes de travail

16 septembre 2017, Festival La Ruée Sensible, Le Magny
5 août, Coulées The Gang, Savennières
15 juillet 17, Festival à Deux Pas, Daoulas
15 juillet 16, Escouto Can Plaou, Camlez (22)
26 mai 16, Menuiserie de Tourne, Bourg St Andéol (07)
8 mai 16, Batyscaphe Pommerit le Vicomte (22)
4 déc. 15, Grange aux rêves - Le Moulin de Len, Saint-Affrique (12)
19 déc. 15, Boulangerie du Prado, Lyon 7e
4 octobre 15, Festival Du bitume et des plumes, Besançon
5,6 septembre, 15 Festival Lamartine à la plage, Lyon
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> Tout voir

partenaires

Les Chapardeurs (Le bois Midi), Ramdam (St Foy les lyons), La vache qui rue (Moirans en Montagne), Le plongeoir (Lyon), Studio de la Cie la Ligne de Désir (Pau), La Friche Lamartine (Lyon), Escouto Can Plaou (Camlez), Hostellerie de Pontempeyrat, coll. FAAAC, Asso Ricochet (Roubignac), Grange-théâtre (Vaugarni)

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Notes d'intention

CLOWN ?

J'aborde le clown non comme un personnage défini mais comme un acteur qui peut jouer à tout, libre de déconstruire les codes du théâtre (enlever le nez, donner le sous‐texte, quitter la scène), libre d'incarner un brin d'herbe, Louis XV ou une morue, car il est une chose et son contraire. Un joueur engagé toujours prêt à pousser ses convictions jusqu’au martyre ou du moins jusqu’au ridicule, un extrémiste des deux extrémités. Je me délecte du clown dans un humour du premier degré, immergé dans ce qu'il vit, avec des éclats de conscience pour guider le jeu. Je goute également à l'ironie, à la rupture, bouffon-­satyre. J'aime le clown émouvant, bouleversant au tréfonds des tripes car j'aime être émue au théâtre ­‐ sinon quoi?

C'est un théâtre d'état-­corps intimement lié aux sensations, qui utilise le mot comme support vibratoire et non comme finalité intelligente, un théâtre qui place le non-­verbal, l'intuition et le subjectif en référence.

Je joue entre l'humour et des moments de "laisser venir", quittant l'angoisse du vide -­ la hâte fébrile à vouloir combler pour faire confiance au "monde plein" : mon coeur bat, je respire, micro‐bouge...Tout est là, déjà. Un théâtre incertain qui vise un absolu, très intime sans être personnel, très engagé car jamais acquis, jamais confortable -­ et pourtant tellement jubilatoire. 

PROPOS

 Pourquoi m'empêcher de prendre mon pied, atrophier mes ressentis ? Pourquoi ai‐je cette tentation permanente de m'en aller dans le monde de la pensée, le virtuel, de me couper de mes sensations et de la matière ? Nous sommes de plus en plus nombreux à passer des heures assis, souvent derrière un écran. Triste outil pour ceux qui passent une vie derrière leur Windows, en déni de leur envie de faire pipi. Mort molle de notre grand véhicule, ce corps puissant et méconnu qui devient inhabité.

À partir de cette tendance qui me touche et me révolte car elle implique d'être coupé de la vie et du vivant, je souhaite écrire un spectacle‐manifeste pour une relation au monde basée sur le sensoriel où tout compte, rien n'est anodin. On peut y entendre un clown crier "Je ne veux pas de relation au rabais !". Un spectacle très concret qui aurait pu s'appeler "je coupe du bois et ça fait crac !".

Lorsque je creuse ce propos je me demande : cette peur‐fuite des ressentis, d'où viens t'elle ? Nous sommes affectés par nos sensations, alors que nous ne voulons pas souffrir. Mais il est impossible de les supprimer car nous vivons dans ce corps. Enfermés? Question de point de vue. Pour être heureux, il me reste la possibilité d'observer sans réagir, et je cesse d'être victime de moi‐même. Cette distanciation, c'est aussi le travail du clown, de l'humour, avec en plus une certitude : ça n'est pas grave. Rien n'est grave ! Alors appuyons sur les boutons jouons avec notre corps notre anatomie, cette Ferrari bouillonnante de sang et de vie. Attention: dans ce spectacle le clown par son état va au‐delà du propos, toutes ces intentions peuvent être bouleversées par le présent, ce que vit le clown sur le moment. Ce sujet reste le fil conducteur.

Gros Plaisir 2017. Image : Juliette Zanon
Dernière mise à jour 8 aout 2018